❄️ Fatigue hivernale & travail sur écran
- etienneradenne9
- 5 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 mars

Chaque hiver, le même constat revient en consultation : les patients travaillant en bureau ou en télétravail décrivent une fatigue plus marquée, des tensions accrues et une sensation générale de ralentissement.
D’un point de vue de kinésithérapeute, cette période agit comme un révélateur des déséquilibres posturaux et des contraintes liées au travail sur écran 💻
🌙 Un ralentissement physiologique réel
La diminution de la luminosité influence le rythme veille–sommeil et le corps tend naturellement vers :
une baisse de vigilance en journée
une diminution du tonus musculaire
Ce ralentissement n’est pas pathologique.
Il devient problématique lorsqu’il s’associe à la sédentarité et au maintien prolongé d’une posture statique 🪑
💻 Travail sur écran : un facteur aggravant
En hiver, le travail en bureau cumule plusieurs contraintes :
🧍♂️ Posture prolongée
La position assise maintenue plusieurs heures :
augmente les contraintes cervicales
favorise l’enroulement des épaules
limite l’amplitude respiratoire
Un éclairage artificiel prolongé contribue à la somnolence et à la fatigue visuelle 👀
🧊 Diminution du mouvement spontané
Le froid réduit l’envie de bouger.
Or l’absence de mobilité entretient les tensions musculaires.

🏠 Hiver = moins de sorties = plus de positions passives
En dehors du travail, l’hiver modifie aussi nos habitudes :
🛋 Plus de temps passé sur le canapé
🛏 Plus de temps en position allongée
📺 Soirées prolongées devant les écrans
Ces positions, souvent avachies ou peu soutenues, prolongent les contraintes de la journée.
Conséquences fréquemment observées :
majoration des tensions cervicales
raideur dorsale
sensation de “corps figé” au lever
perte progressive d’endurance musculaire
Le corps alterne alors entre posture assise au bureau et posture relâchée au domicile… mais reste globalement peu mobile.
📋 Les symptômes fréquemment observés
En période hivernale, les motifs de consultation les plus fréquents chez les travailleurs sur écran sont :
tensions des trapèzes
maux de tête d’origine cervicale
dorsalgies hautes
sensation de fatigue persistante en fin de journée
Le point commun : une accumulation de micro-contraintes sur un organisme déjà ralenti ⚖️
🧠 Pourquoi les douleurs sont plus marquées en hiver ?
Le froid induit :
❄️ une contraction musculaire réflexe
📉 une diminution de la souplesse tissulaire
🫁 une respiration plus superficielle
Associés à une posture statique, ces facteurs augmentent la charge mécanique sur la colonne cervicale et dorsale.

✅ Recommandations professionnelles
✔ 🖥 Optimiser l’ergonomie
Écran à hauteur des yeux
Dossier soutenant la région lombaire
Avant-bras appuyés
Pieds à plat
✔ ⏱ Introduire des pauses actives
Toutes les 45 à 60 minutes :
se lever
marcher quelques minutes 🚶♂️
mobiliser épaules et nuque
✔ 🫁 Stimuler la respiration
Encourager une respiration costale ample permet :
d’améliorer l’oxygénation
de réduire les tensions scapulaires
de relancer la vigilance
Même modérée, elle limite l’installation des douleurs mécaniques.
⚠️ Quand consulter ?
Une évaluation kinésithérapique est pertinente en cas de :
douleurs persistantes
irradiation dans le membre supérieur
perte de force
céphalées fréquentes
Le bilan permet d’identifier les facteurs mécaniques et de proposer un programme individualisé adapté !
🧩 Conclusion
La fatigue hivernale n’est pas uniquement subjective, elle correspond à une adaptation physiologique qui, combinée au travail sur écran, peut majorer les contraintes posturales.
👉 Le mouvement reste l’outil principal de prévention.

En hiver plus qu’à toute autre saison, l’alternance entre posture et mobilité est essentielle pour préserver la santé musculo-squelettique des travailleurs de bureau !



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